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samedi 10 mars 2018

Affaire Églantine Laval. Condamné à 800 € d’amende avec sursis par la cour d’Appel pour violonces volontaires, je saisis la cour de cassation

Suivant le réquisitoire de l’avocate générale, qui proposa généreusement de "couper la poire en deux", la cour d’Appel de Paris, présidée par la très inspirée Nadia Ajjan, m’a déclaré coupable de violences volontaires à l’égard d’Églantine Laval (à qui j’ai juste dit : "Et vous arrivez à dormir la nuit ?") et condamné à une amende de 800 € avec sursis.
J’ai déposé un pourvoi en cassation et rédigé mon "mémoire personnel". En attendant le "mémoire ampliatif", qui sera rédigé par mon futur avocat, si la justice consent à m’octroyer une aide juridictionnelle dans cette affaire kafkaïenne. Prochaine étape : ma plainte pour dénonciation calomnieuse contre la femme Laval, qui eut le culot entretemps – c’est sa marque de fabrique – de me poursuivre en diffamation pour "avoir porté atteinte à sa dignité d’artiste". (Plainte classée pour cause de prescription, j’ai eu chaud.)
Page d’accueil du site d’Églantine Laval, artiste à la dignité bafouée par l'infâme JJR
  La cour de cassation, qui ne juge pas sur le fond mais sur la forme, dira si elle a constaté des irrégularités de procédure dans cette affaire abracadabrante, qui me pourrit la vie depuis bientôt trois ans. (J’en ai pour ma part dénombré sept ou huit, mais je ne suis pas un spécialiste en droit…)
  Dès le début des débats, la présidente Ajjan avait émis de sérieux doutes sur la véracité des blessures infligées à la prétendue victime, le médecin n'ayant relevé aucune trace de lésions physiques, mais d’un "retentissement fonctionnel". Qu’est-ce qui a bien pu la faire changer d’avis, saperlipopette ?
  Il semblerait que mon choix d’assurer moi-même ma défense n’ait pas été très judicieux. Et que certaines envolées de ma part, qui eussent passé pour des effets oratoires dans la bouche d’un avocat, furent peu goûtées par la cour.
  Ne dites jamais à un magistrat : "Si je suis condamné, fût-ce à une amende de 1€ avec sursis, j’irai en cassation." Ne dites jamais : "Il semblerait que le fait d’être un homme fasse de moi un potentiel acteur de violence à l’égard d’une femme." Ne dites jamais : "Je suis écrivain. Contrairement à Églantine Laval, quand j'invente des histoires, je le fais dans des livres." Ne dites jamais : "Si vous le permettez, je vais reproduire au décibel près les cris de la prétendue victime lors de son sketch…"
  Cette fort désagréable expérience judiciaire fera l’objet d’un pamphlet, intitulé comme il se doit Et vous arrivez à dormir la nuit ? qui paraîtra au moment où la cour de cassation rendra son arrêt dans cette affaire, vraisemblablement courant 2019.

mercredi 7 mars 2018

Mais qui donc me poursuit en diffamation ?

Le 21 mars 2018, je suis convoqué au commissariat de Saint-Denis. Pour une affaire de diffamation, dit la convocation. Mazette ! La diffamation, je connais, j’ai déjà été poursuivi. Par l’Opus Dei, excusez du peu. La publicité faite autour du procès (gagné) m’avait permis de vendre 18.000 exemplaires du livre incriminé, de sauver ma maison d’édition de la faillite et de rembourser mes dettes. Mais qui donc peut bien me poursuivre en diffamation, saperlipopette ?
 Pour le savoir, une seule solution : appeler le commissariat.
« – Qui me poursuit ? demandé-je au (fort sympathique) gardien de la paix chargé du dossier. – Je ne peux pas vous le dire. – Si je vous dis un nom, vous pouvez me dire si je brûle ? – Non, désolé. »
  Je lance deux ou trois noms de personnes qui ne me veulent pas que du bien et dont il m’est arrivé de m’épancher sur ce blog – qui ne parlera désormais plus que de plomberie, de jardinage, de sophrologie et de physique bénuchote.
  « – Désolé, monsieur, je ne peux rien vous dire au téléphone. – Et pourquoi donc ? – Je n’ai pas la preuve que vous êtes bien M. Reboux. – Vous me donnez rendez-vous sans être sûr que je suis bien M. Reboux ?! Le policier se marre, un peu gêné quand même. – Vous saurez tout le 21 mars, M. Reboux. »
La prescription étant de 3 mois, cette plainte ne saurait être liée à ce commentaire de la déplorable affaire Laval qui me casse les bonbons depuis deux ans, pour laquelle la Cour d'appel m'a déclaré coupable, et condamné à 800 € d'amende avec sursis. C'est du moins ce que j'écrivais avant de connaître l'identité du plaignant, qui s'avère être… Églantine Laval !
La dame me poursuit pour "atteinte à son intégrité d'artiste". Mais comme elle a attendu 8 mois pour déposer sa plainte, l'affaire est classée !