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vendredi 9 février 2018

9/10 juin 2018, "Printemps Bénuchot" sur le canal Saint-Martin pour célébrer la résurrection de "L'esprit Bénuchot"

...Cette année, Pâques, la fête de la résurrection du Christ, sera célébrée le dimanche 1er avril, fête nationale du canular et de la blague depuis 1565, quand ce farceur de Charles IX décida de faire commencer l'année le 1er janvier (au lieu du 1er avril jusqu'alors).
1565. Rendant hommage à la multiplication des poissons par Jésus, Charles IX, roi de France, invente le poisson d'avri
   Or, en 2018, un autre personnage est appelé à ressusciter : il s'appelle Jules Bénuchot et, contrairement à Jésus, qui pratique la chose depuis deux millénaires, c'est une grande première pour lui ! Àgé de 82 ans, l'homme peut se targuer de toutes les expériences, exceptée celle de l'éternité.  Mais qui est donc Jules Bénuchot ?
Jules Bénuchot à l'âge de dix ans, à l'école primaire de Pantin (derrière l'enfant à l'ardoise)
   Jules Bénuchot est un personnage de fiction, qui navigue dans ma tête depuis que je suis en âge de penser. Bénuchot, c'est l'ami invisible, le vrai, qui niche dans votre cerveau toute votre vie – après, ça se complique. L'énergumène m'ayant raconté beaucoup d'histoires, j'ai décidé d'en faire le personnage principal d'un roman.
 Refusé par nombres d'éditeurs, parfois effrayés par l'intrusion de la physique quantique au sommaire, le roman – mon 17e, et le plus ambitieux – trouva refuge chez un éditeur qui s'avérera incompétent, très mal élevé et doté d'un sens de la perversion assez sidérant. Sorti en avril 2016, le livre mourut très vite, victime d'une  mort subite du nourrisson (diffusion désastreuse, absence totale de promotion, abandon de l'éditeur).
  Après un parcours du combattant épuisant et une bonne dépression plus tard, j'ai récupéré les droits du bouquin, afin de lui redonner vie, à l'enseigne des éditions Après la Lune, ressuscitées pour l'occasion. En espérant qu'un autre éditeur lui accordera plus tard une troisième vie…
   Accompagné d'un opuscule reprenant les rubriques du site (incluant de nombreux textes inédits) et d'une bande-annonce réalisée par Inès Anane, L'esprit Bénuchot sera célébré lors d'un joyeux happening (street-art, musique, slam, livres) qui se déroulera dans le quartier de Bénuchot : le canal Saint-Martin, les 9/10 juin 2018.
  Pour participer au financement du "Printemps Bénuchot", une souscription sera mise en place. Car, sauf miracle, nous ne bénéficierons d'aucune subvention pour l'occasion. En attendant, vous pouvez acheter L'esprit Bénuchot (540 pages, 22 €) sur le site de la librairie après la lune.
Printemps Bénuchot
samedi 9 et dimanche 10 juin 2018, 10 h-20h
angle quai de Valmy/rue Jean Poulmarch, Paris 10e 

– Réalisation d'une fresque collective sur le mur de la Pointe Poulmarch, avec de nombreux artistes, de 9 h du matin jusqu'à la tombée de la nuit
– Concerts, chansons, slams, lectures de textes
– Vente à la criée de L'esprit Bénuchot
– Dédicaces d'auteurs certifiés bénuchots

mercredi 7 février 2018

Compte-rendu du procès en appel Reboux-Laval (verdict le 9 mars)

Églantine Laval, mythomane, escroc
  Le 2 février, je comparaissais devant la cour d'appel de Paris, saisie à ma demande suite à ma condamnation dans l'hallucinante affaire Églantine Laval, où j'étais poursuivi pour violences volontaires par une mythomane à qui j'ai juste demandé Et vous arrivez à dormir la nuit ?
  Quatrième procès depuis 2008, 5e comparution (un flic, l'Opus Dei, une flic devenue écrivaine, une magistrate, une escroc), il est heureux que la série Reboux au tribunal prenne fin. (Après, juré, craché, je ne sors plus de ma grotte…)
  N'ayant pas d'avocat, j'ai assuré ma propre défense. Une première pour moi. J'avais déjà été chroniqueur judiciaire pour le procès Guaino (pour L'Humanité), mais avocat, jamais !

Le fait d'être un homme fait-il de moi un potentiel acteur de violences à l'égard d'une femme ?
   Si la cour n'a guère apprécié cette remarque, mettant indirectement en cause la partialité du parquet de Montreuil, et même si je n'ai pas pu dire le quart de tout ce que j'avais prévu de dire, tout s'est à peu près bien passé. La présidente laissa d'emblée entendre qu'elle n'était pas dupe du manège de la femme Laval. "Quatre jours d'ITT sans traces de lésions traumatiques, c'est étrange !"
Églantine Laval ne manque pas d'air
  L'avocate générale, déchaînée – c'est l'usage, dit-on, lorsque les dossiers sont vides –, faillit avaler ses lunettes en apprenant que j'avais pris du sursis pour outrage et digéra assez mal de m'entendre dire, au détour de mon coming-out d'écrivain : "La violence, je me contente de la faire subir aux personnages de mes romans. Je n'ai jamais frappé personne. Et surtout pas une femme…"
  Mettant l'accent sur le témoignage d'un témoin avec qui je n'ai même pas pu être confronté et sur un certificat médical exempt de lésions traumatiques, elle recommanda la reconduction de la peine (800 € d'amende), se disant malgré tout prête à… couper la poire en deux ! À quoi je rétorquai qu'il ne saurait être question pour moi d'accepter la moindre condamnation. "Même condamné à un euro avec sursis, je me pourvoirai en cassation !" Lançai-je, en me drapant, à défaut de robe, dans ma dignité.
Verdict le 9 mars à 13h30